Quelques chiffres

Un secteur concurrentiel au niveau international

L’industrie française du cinéma d’animation constitue un secteur dynamique et concurrentiel au niveau international : depuis de nombreuses années, elle se situe au 3e rang mondial (derrière les États-Unis et le Japon), et au 1er rang européen (40 % de la production européenne). Elle est le principal genre exportateur de programmes audiovisuels, devant la fiction en vues réelles et le documentaire. Ces bons résultats sont essentiellement dus à l’existence – et à la permanence – d’un système original de soutien public à la production, géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), complété par un certain nombre de mécanismes d’accompagnement territoriaux, et par des obligations d’investissement incombant aux chaînes de télévision.

Un tissu vivant d’écoles et d’entreprises

Ce dispositif d’ensemble garantit une certaine stabilité au secteur en jouant notamment un rôle d’« amortisseur » des aléas économiques internationaux. Il est aussi la condition d’existence d’un tissu vivant d’entreprises, nourries des talents formés par les meilleures écoles (cf. Les écoles), et capables de produire des contenus innovants comme de mettre en œuvre des chaînes de production efficaces. Depuis 2001, l’animation française produit en moyenne plus de 300 heures de programmes de télévision par an (355 heures en 2011), et de 3 à 10 films de long métrage (10 en 2011). Elle compte une petite centaine d’entreprises de production, dont environ les 2/3 ont exercé une activité régulière dans la période récente (cf. Les studios). Elle emploie aujourd’hui quelque 5 000 personnes, dont 80 % sous le statut de salarié intermittent (cf. Les métiers).