RECA INTERNATIONAL : 2 ETUDIANTS ESPAGNOLS A ARTFX

En début d’année (scolaire), ArtFX lançait son 1er programme d’échange élaboré dans le cadre du projet RECA international entamé depuis 2 ans par plusieurs écoles du réseau. L’école montpelliéraine accueillait ainsi 2 étudiants de U-TAD à Madrid : Marta Rodriguez-Noriega et Jose Jimenez qui resteront à ArtFX jusqu’à la fin du mois de janvier en suivant les cours de la 3ème année VFX.  Ils ont livré leurs premières impressions à e-RECA.

 

Pourquoi avez-vous choisi de participer à cet échange avec ArtFX ?

Jose Jimenez : Je voulais approcher différentes façons de travailler,  découvrir d’autres  manières d’aborder les problèmes et voir l’enseignement de l’animation ailleurs qu’en Espagne. J’ai pensé que travailler avec d’autres personnes dans un autre pays était un bon moyen d’apprendre cela. Les formations françaises à l’animation sont réputées. La France était donc une destination de choix ! A en lire les avis sur l’école, ArtFX était vivement recommandée pour son approche professionnelle. Cela m’a paru être une option vraiment intéressante.

Marta Rodriguez-Noriega : C’est vrai que je n’ai jamais lu de mauvais commentaire sur cette école.  Et j’ai toujours pensé que la France était le pays de l’animation ! Venir me former en France était pour moi  une très, très grande opportunité.

 

Quels sont vos objectifs professionnels et en quoi cette année d’échange vous aidera-t-elle à les atteindre ?

Marta : A ce jour mon objectif est de travailler comme shading artist.  Cet échange m’apprend surtout d’autres façons de travailler. J’apprends à être « efficace », en particulier dans l’animation ou les effets visuels, et à faire le meilleur travail possible dans le moins de temps possible. Je pense que venir ici et apprendre d’autres façons de faire les mêmes choses contribue beaucoup à ma formation non seulement en VFX mais aussi en général.

Jose : Je pense qu’il est important que nous abordions de nouveaux outils pour nous améliorer et nous adapter à de nouvelles situations et de nouveaux environnements. Tout au long de l’histoire, les artistes ont voyagé et appris dans différents lieux et de différentes manières. Je pense que c’est là la meilleure façon de s’améliorer.

 

Comment s’est passé l’échange?

Jose : Je dirais plutôt bien. C’est assez différent de ce que j’imaginais. Je pensais que je serais plus intéressé par faire la fête et sortir, mais je suis vraiment concentré sur mon travail. Je suis donc assez surpris par ma réaction !

Quels sont selon vous les points les plus positifs ?

Marta : Il y a vraiment beaucoup de points positifs. Par exemple, à ArtFX, j’ai été surprise de l’attention que les encadrants portaient aux étudiants. L’équipe pédagogique admet que nous ayons besoin de temps libre, de breaks… Travailler avec des pauses nous permet de travailler beaucoup mieux parce que nous avons un temps pour nous concentrer et un temps pour nous reposer. Je ne me sens pas aussi stressée que lorsque je suis à l’université en Espagne. Je pense que c’est un point très important. Ce qui n’empêche pas bien sûr de travailler aussi extrêmement dur à ArtFX ! Et d’abattre beaucoup de travail ! Mais cela se fait dans une ambiance détendue. De façon très conviviale. Les élèves s’entraident tout le temps. Si vous avez des questions, ils sont vraiment contents de pouvoir vous répondre. C’est une atmosphère que j’aime beaucoup.

Jose : Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié c’est que dans tous les ateliers, vous avez la liberté de choisir les projets que vous aimez ou d’adapter votre sujet de manière à mieux l’apprendre et à en tirer le meilleur parti. La façon dont les ateliers sont programmés vous donne la possibilité de vous concentrer sur un seul travail à la fois.

Marta : C’est vrai que nous pouvons produire un meilleur travail lorsque nous nous concentrons que sur un atelier à la fois. Chez ArtFX, l’horaire change chaque semaine contrairement à U-TAD où vous gardez le même emploi du temps toute l’année. Vous obtenez un niveau de connaissances approfondi et de bons outils dans les deux situations, mais chez ArtFX les classes sont plus séparées.

Jose : A ArtFX, ils tiennent compte par exemple du fait que certains cours nécessitent plus de temps que d’autres. Il y a certains sujets pour lesquels vous pourriez avoir besoin d’un semestre entier pour apprendre, comme l’animation 3D, mais vous n’avez pas besoin d’autant de temps pour la conception sonore, surtout si ce n’est pas votre spécialisation.

Marta : Jose a raison de souligner cela. C’est vraiment bien de pouvoir se concentrer sur chaque projet au fur et à mesure sans avoir à  travailler sur 5 projets à la fois. Bien sûr, nous avons encore des projets personnels, mais nous pouvons les gérer plus facilement. Chez ArtFX, je peux me concentrer davantage sur mes projets personnels qu’à U-Tad. A U-TAD, c’est plutôt rare que les projets personnels soient encouragés. Ce qui fait que de nombreux étudiants ont tous les mêmes demo reals. Cette expérience chez ArtFX nous aidera à faire en sorte que notre portfolio se démarque de tous les autres étudiants en Espagne !

Et les points plus négatifs?

Marta : L’un des aspects de cet échange que j’ai le moins apprécié est que l’on ne suit pas vraiment le même cursus que dans notre école d’origine. Par exemple, il nous manque des cours en ce moment sur le programme de U-TAD que nous ne pourrons pas rattraper plus tard. En revanche en rigging par exemple les cours d’ArtFX sont les mêmes que ceux de notre école. C’est juste la manière de les apprendre qui est différente. Au bout du compte, ce que nous n’aurons pas appris en France sera compensé par les choses que nous n’aurions pas apprises en Espagne !

Jose : Pour moi le plus gros point négatif c’est que ma famille, mes amis et même mon chien me manquent ! Ca rend le travail un peu plus difficile. Nous ne sommes pas dans notre cadre familier, nous devons apprendre à nous passer de notre “routine”.

Marta : Oui mais c’est aussi grâce à cela que nous apprenons, je suppose, à vivre par nous-mêmes … et c’est aussi très intéressant !

Jose : Un autre obstacle pour moi qui rend les choses difficiles est la langue. Nous ne parlons pas très bien le français et l’anglais n’est pas notre première langue. C’est donc parfois un peu difficile de suivre les cours.

Marta : Moi je pense que c’est une bonne chose que les cours soient en anglais, car même si c’est peut être un peu plus difficile, cela nous apprend à travailler dans une autre langue et ce sera sans doute le cas dans notre avenir si jamais je veux quitter l’Espagne et travailler ailleurs dans le monde. Et puis nous apprenons le français. Nous avons des cours chaque semaine.

 

En conclusion, que garderez vous de cette expérience ?

Jose : J’espère qu’à mon retour à U-TAD je pourrai appliquer la philosophie de travail apprise ici. Et de la partager avec mes camarades de classe !

Marta : Nous avons appris à nous impliquer plus dans notre travail. A nous rendre compte de nos capacités. Nous avons ainsi parfois accompli des tâches qui nous semblaient irréalisables. Nous sommes devenus plus indépendants.

Propos recueillis par Danielle Harrell – responsable des relations internationales à ArtFX

 Contact : ArtFX – Montpellier – Tel : 04 99 77 01 42 – Site web : www.artfx.fr